édito

Plus que jamais, dans ce contexte sanitaire national et international sans précédent, avons-nous besoin d’une part de rêve. Rêver, nous évader, nous émerveiller, nous émouvoir, mais aussi nous rencontrer, partager nos sentiments et nos réflexions, croiser les générations et, ce faisant, tisser un véritable « vivre-ensemble » au fil des spectacles et des émotions inoubliables que l’on viendra vivre au Théâtre. 

Au fil du temps, Le Carré Sainte-Maxime a su prendre une place centrale au cœur de notre Ville et de notre bassin de vie, lieu de vie et de culture emblématique. En cette longue période de tourmente sanitaire, il reviendra bientôt nous offrir de partager le sensible. Partager la joie. Aussi nous engageons-nous à tout mettre en œuvre pour que ces moments essentiels et magiques se renouvellent tout en garantissant la sécurité sanitaire du public. 

Pour cette nouvelle saison, votre Théâtre a veillé à vous permettre d’assister à un grand nombre de spectacles-phare dont les mesures de lutte contre la pandémie vous avaient privés la saison passée. Aux côtés de ces immanquables que vous serez heureux de voir reprogrammés, vous pourrez également découvrir de nouvelles créations, fidèles à la pluralité de formes, de disciplines et d’esthétiques qui qualifient l’état d’esprit du Carré et mettent à l’honneur les valeurs-clé de notre territoire : « votre Théâtre ouvert au monde et sur le monde. » 

Aussi, à l’occasion de cette  saison 2021-2022, puis-je à nouveau vous souhaiter bon voyage…

 

Vincent Morisse
Maire de Sainte-Maxime

Président de la Communauté de Communes
du Golfe de Saint-Tropez

Conseiller Régional Région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur 

 Michel Faccin
Conseiller Municipal délégué à la Culture

LOGO VILLE DE SAINTE MAXIME NOIR

 

 

 

La promesse de L’Être-ensemble
L’édito de la saison dernière ouvrait sur la perception du manque de l’autre qui, dans les prémisses de cette pandémie, nous avait tous frappés. La disparition de ce que nous pourrions définir comme « l’être-ensemble » dont le confinement et la fermeture de nos Théâtres étaient venus nous priver. Nous nous félicitions alors de notre ré-union en laquelle la saison qui s’ouvrait nous permettait d’espérer. Comment imaginer que ce sentiment de privation allait perdurer et, peut-être, altérer en profondeur nos sociétés ?

« Nous sommes donc aujourd’hui dans le monde d’après – écrivait Peter Brook dans L’Espace vide. Oserons-nous rêver qu’il soit celui où le monde d’avant ne réussit plus ? » En 1968, Brook pressentait une fracture sociale qui allait définitivement déterminer un « monde d’avant » et un « monde d’après ». Face à ces puissants bouleversements, il évoquait le pouvoir du Théâtre et exposait que le Théâtre est in fine le lieu où « comme si » devient la vérité : faire « comme si » sur un plateau de théâtre appelle à l’exploration des possibles, suscite l’imagination collective d’un avenir, l’invention d’un monde d’après.

Aujourd’hui, la fracture que cet épisode viral sans précédent a ouvert dans nos sociétés nous confronte également à un « avant » et un « après ». Inventer ce « monde d’après » est ce que nous pouvons espérer de mieux et, indéniablement, nous participons désormais à le créer ensemble. Pour nous y aider, le spectacle vivant devra se relever d’une longue absence et d’une crise qui a mis en péril les artistes et la création. Ils auront, tout comme nous, plus que jamais besoin de vous. De votre présence, de votre désir, de votre chaleur humaine, de votre engagement. 

En se relevant, le spectacle vivant va nous aider à faire « comme si ». Non pas individuellement, comme lorsque nous persévérons à faire « comme si tout allait bien », mais collectivement : « comme si » notre ferveur et nos rêves pouvaient nous permettre de repenser et réinventer ensemble un monde meilleur, plus beau, plus éthique, plus durable, plus ouvert, plus vaste. 
« Comme si ». 
Lequel pourrait à tout moment devenir un « Et si… »
Car c’est là le pouvoir dont l’art peut historiquement se réclamer : être porteur de transformations sociales et sociétales humanistes et vertueuses.
« Il suffisait d’un coup de pouce pour changer la défaite en réussite », écrivait Peter Brook. 
C’est aujourd’hui ce que nous pouvons collectivement nous souhaiter.

Valérie Boronad
Directrice 

Un équipement culturel ouvert à la transversalité

Ouvert 365 jours / an, de 9 heures à minuit, Le Carré Sainte-Maxime regroupe sur un site de 5200 m2, à l'architecture résolument contemporaine :
 
2 salles de spectacles (480 places et 76 places), une médiathèque, 3 salles de cinéma, un restaurant, un hall monumental destiné à favoriser la confluence des publics autour d'événementiels, performances ou installations.
 
230 000 publics par an, usagers de la structure, sont témoins de l'ensemble des événements artistiques. La transversalité de la programmation - spectacle vivant / livre / arts visuels - participe activement à la dynamique et la vitalité uniques de cette structure.
 
Plus de 1 200 artistes accueillis pour des créations de référence de la scène nationale et internationale.

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